Par quoi je commence ?

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Bienvenue dans les Coulisses de Nos Ingrédients du Bonheur, qui racontent en une série de plusieurs articles, la naissance de ce projet, comment il a émergé, de quelle manière les idées se sont mises en place et ajustées au fur et à mesure, ce que j’ai mis en œuvre et comment je me suis préparée pour vous mettre à disposition ce blog aujourd’hui.

Je vous conseille avant tout de lire les deux premiers articles, Une crise de la quarantaine ? & Retour à la case Départ, ce qui vous permettra de mieux comprendre la suite ^_^

Maintenant que c’est fait, rejoignez-moi une nouvelle fois et passons derrière les Coulisses de Nos Ingrédients du Bonheur.

Rappelez-vous ! À l’issue de nombreux changements, questionnements et doutes, j’ai décidé de réaliser des entretiens pour questionner les gens sur le bonheur, la place qu’ils y accordent dans leur vie, ce qu’ils mettent en œuvre pour l’être, leur faire décrire les moments où ils se disent qu’ils sont heureux, trouver les liens entre ces instants s’il y en a, et les aider à cartographier ce qui les fait se sentir bien. Pour cela, je veux créer une chaîne YouTube qui diffusera mes entretiens filmés, une page Facebook pour les relayer, et un blog pour y donner des conseils et offrir par sa lecture, une parenthèse de bien-être.

 

 

   PAR QUOI JE COMMENCE ? 

 

Une fois la décision prise, je m’organise. Je me demande quelles questions je vais poser aux gens qui accepteront de faire ça avec moi. Qu’est-ce qu’ils doivent retenir à la fin de cet entretien ?

Me voilà donc partie dans la rédaction d’un guide d’entretien. Je pense l’avoir refait 5 à 10 fois ! Non, ça c’est trop personnel comme question ! Non, attends, tu ne peux pas leur demander s’ils sont heureux, c’est à eux de te lire, et seulement s’ils en ont envie. Ah non, celle-là elle peut être interprétée autrement. Et j’en passe…

Mais finalement, c’est venu. Je me suis rendue compte en chemin qu’il y avait des incontournables dans ce guide, des questions que je voudrais vraiment poser à chaque fois. Mais aussi que je veux me laisser guider par la personne en face de moi, par la richesse de notre échange, par son vécu, sa sensibilité et sa capacité à s’exposer. Ce guide est aussi là pour me rassurer moi. Au cas où je m’emmêle les pinceaux, que je panique ou que je sois prise d’une crise d’aphonie totale lol. Mais heureusement, je pourrais couper ça au montage, quand j’aurai appris à monter une vidéo bien sûr. 🙂

Bon, maintenant, va falloir aussi s’attaquer au sujet de la caméra.

 

1ère bonne résolution : choisir où je veux mettre mon argent

Dans la superbe paire de talons que j’ai vu dans la vitrine de mon commerçant préféré qui me regarde avec un sourire qui dit « je sais que tu ne vas pas pouvoir y résister » ou dans ma caméra ?

Et quel modèle je veux prendre ? Et me voilà à éplucher consciencieusement les comparatifs de caméra, à regarder des tonnes de vidéos YouTube dans lesquels tout le monde y va de son bon conseil pour le matériel…

Un boîtier DSLR semble être un bon compromis qualité / prix. Je regarde donc si mon Reflex Nikon fait vidéo, me rappelle que Nikon et vidéo ça fait deux, et me rends compte que je vais devoir passer à l’ennemi en choisissant un Canon (pardon à tous les fervents défenseurs de Canon) !

 

2ème bonne résolution : faire en sorte d’être à l’aise devant une vidéo

Ça, ça va être coton. Parler en public, ce n’est pas mon fort. Bizarrement, je n’ai jamais eu aucun problème à parler devant mes équipes, à animer des réunions… Mais devant un public que je ne connais pas, ou un trop grand public, c’est une autre affaire !

Je me rappelle d’une expérience où j’ai dû parler, sur une scène de cinéma, devant les 500 personnes de ma boîte pour faire une présentation. J’ai cru que j’allais me liquéfier sur place. On m’avait dit, ne t’inquiète pas Adé, avec les lumières, tu ne verras personne, juste les premiers rangs. Je me lève, avance sur le devant de la scène, et là, je les vois tous ! Tous ! Les 500, en train de me regarder !!! La voix qui tremble, mes mains qui ne savent pas où se mettre et mes jambes qui ont décidés de ne plus me porter… C’est ce qui s’appelle un moment de solitude, même si au final, je l’ai fait !

Mais je ne peux quand même pas revivre ça à chaque fois devant ma caméra, à imaginer tous ceux qui vont regarder la vidéo, confortablement installés chez eux.

Je me renseigne sur les cours de théâtre. Juste histoire de me donner l’assurance qu’il faut. Je n’aurai pas le temps de suivre des cours hebdomadaires, j’ai déjà trop à faire entre ma fille, mes amis, mon boulot et mon projet qui se monte. Un stage serait vraiment bien. Une immersion de quelques jours.

 

Arts en Scène

Par quoi je commence ?

Me revoilà à éplucher le net à la recherche d’un stage. Et je le trouve chez Arts en Scène. Titre du stage : l’engagement et l’énergie sur scène => le rapport au public. Parfait !

Au programme : Comment capter le public ? Comment rester présent à soi-même devant le public et ne pas être obnubilé ou affaibli pas son regard ? Oser se lancer ; (re) découvrir le plaisir du jeu ; saisir l’instant ; développer l’écoute de soi et des autres ; explorer les émotions (athlétisme émotionnel) ; rendre vivant un texte. Et la mention finale que je guettais : ouvert à tous – des débutants aux plus aguerris ! Banco !

Puis arrive le premier jour du stage. Moi qui pensais que j’allais mourir de peur, je suis étonnamment détendue. Je sais pourquoi je le fais, j’ai un objectif clair, donc ça va. Nous sommes une bonne quinzaine de personnes. On s’assied en rond et c’est parti pour les présentations.

Bon, il a fallu que ça commence par moi. Maintenant, je ressens un peu de stress. Mais je me présente : prénom, âge et mon attente : me sentir plus à l’aise devant un public. Je ne vois pas l’intérêt de parler de mon projet, donc je ne le fais pas.

 

J’écoute chaque participant se présenter

Une telle a sa propre compagnie de théâtre pour enfants et reprends régulièrement les bases pour se perfectionner car elle veut être au top. Elle raconte tout le bonheur qu’elle a à faire sortir les tous petits de leur coquille grâce au théâtre et à entendre leurs éclats de rire.

Deux amies, qui se connaissent depuis des années, viennent de Grenoble pour ce stage. Elles pratiquent le théâtre depuis plus de 10 ans, pour les sortir de leur quotidien. L’une notamment est médecin psychiatre et nous raconte son quotidien lourd en hôpital et son besoin de lâcher-prise.

Un autre fait du théâtre depuis 8 ans car cela l’aide à extérioriser ce que son métier de banquier suisse, et ses 4 filles à la maison, ne lui permettent pas de faire.

Une telle nous raconte qu’elle a tout plaqué : petit-ami, famille, métier, ville, pour redémarrer à zéro. Elle a choisi le théâtre, qu’elle pratiquait avant, comme fil conducteur et moyen de rencontrer de nouvelles personnes.

Un autre, un jeune d’une vingtaine d’années, a choisi de faire du théâtre son métier, au grand dam de ses parents, et il enchaîne les petits boulots pour se payer ce type de formation.

 

Waouh ! 

Premier constat, ils pratiquent tous le théâtre depuis plusieurs années. S’il y a des débutants, je suis la seule à n’en avoir jamais fait. Les pièces de théâtre en 6ème, ça compte dans l’expérience ?!? Non… Ah !

Deuxième constat, ils se sont tous racontés avec authenticité. Ils se sont livrés, exposés aux yeux et oreilles de gens qu’ils ne connaissent ni d’Ève ni d’Adam, parce que c’est ça, faire du théâtre.

Mais ce n’est pas ce que j’ai fait.

Le prof se présente, finit son petit discours d’introduction et demande si quelqu’un veut rajouter quelque chose. Je lève la main et demande la possibilité de me présenter à nouveau car je n’avais pas véritablement dit pourquoi j’étais ici.

 

Je suis assez fière de moi

Mon bras s’est levé et les mots sont sortis tout seuls, comme un élan du coeur. Je n’ai jusque-là parlé de mon projet à personne, à part deux-trois amis très proches.

J’expose donc mon projet. C’est maladroit, pas très réfléchi, mais fait avec sincérité. Je me rends compte que parler d’un projet qui n’a pour l’instant existé que dans ma tête n’est pas chose aisée. Trouver les mots adéquats, un début, un milieu et une fin à cette histoire, tout ça ne s’improvise pas. Mais, ce qui est bon, c’est que cela m’entraîne !

Et puis, les gens ont été touchés par mon projet. Le prof m’a notamment beaucoup questionné. L’ensemble des participants a fait preuve de beaucoup de bienveillance avec la débutante que je suis. J’ai été mise en situation, en imaginant parler à une caméra. Non ! Pas à parler à une caméra, mais à parler aux gens qui sont derrière la caméra, en train de regarder la vidéo.

Le prof m’a dit que mon projet le touchait et qu’il voulait bien jouer le cobaye pour m’entraîner à faire mes interviews. Et que si ça se passait bien, il pourrait m’envoyer des connaissances à lui, des acteurs, des musiciens, des artistes… Enfin bref, toute une catégorie de personnes que j’aurais eu du mal à solliciter si je n’avais pas fait preuve d’authenticité, si je n’avais pas osé me montrer vulnérable, si je n’avais pas levé la main pour me présenter à nouveau.

Sortir de sa zone de confort a définitivement du bon !!!

 

RENDEZ-VOUS AU PROCHAIN ÉPISODE POUR CONNAîTRE LA SUITE…

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Et vous, sortez-vous souvent de votre zone de confort ?
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Faites-vous de nouvelles choses régulièrement ?  Sentez-vous ce que
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cela vous apporte ?  Dites-le nous en commentaire !

 

Parce que le bonheur, ça se décide 🙂 , suivez les publications de Nos Ingrédients du bonheur sur les réseaux sociaux :

 

 

Écrit par Adé

    4 commentaires

  1. Laurie 14/11/2016 at 01:15 Répondre

    Quel plaisir de te lire chaque semaine !!! J’aime ta façon de te dévoiler, j’aime ton authenticité et ta simplicité. Bravo pour tous ces petits pas que tu as mis en place pour avancer vers tes objectifs, tu es vraiment inspirante !!! 🙂
    Belle semaine à toi et à très vite pour la suite !!! 🙂

    • Adé 14/11/2016 at 06:58

      Waouhhh, merci Laurie !!! 🙂

      Découper un objectif qui me semblait gigantesque, en plein de petits pas, certes challengeants mais accessibles, a vraiment été la clé de la construction de mon projet ! Car après, tout ce que j’avais à faire, c’était le petit pas suivant… puis celui d’après… et encore le suivant…

      Magnifique semaine à toi Laurie 🙂 et encore merci pour ces mots qui me vont droit au coeur.

  2. Noémie Ciborek 13/11/2016 at 12:58 Répondre

    C’est vraiment super de te dévoiler comme ça, ça montre que derrière les super projets, la réussite, le travail de chez soi, ben y a du boulot mine de rien ! Bonne continuation, vivement la suite 🙂

    • Adé 13/11/2016 at 13:08

      Un grand merci Noémie ! Effectivement il y a du boulot. Mais quelle satisfaction de faire quelque chose que l’on aime ! La suite, la semaine prochaine 😉

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